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«Nous sommes nés nus et sans croyances. Cela n'a pas duré longtemps.»
EVE et ADAM
 
« L'homme a créé les Dieux à son image. Les Ethiopiens les voient camus et noirs, les Thraces, avec des yeux clairs et des cheveux roux. Et si les boeufs, les chevaux et les lions avaient des mains, ils les peindraient comme des boeufs des chevaux et des lions et ils leur feraient des corps comme les leurs ».
XENOPHANE DE COLOPHON anired06_next.gif
Fondateur de l'Ecole d'Elée


Séminaires de créativité

 

     • 1 week-end courant mai
     • 4 jours pendant l'été
          
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« Marcher et avancer est le meilleur moyen que les hommes ont trouvé pour faire tourner la terre.
S'ils vont dans la même direction
. »
IBN SHOBOL


 

 

Pour une meilleure compréhension de ces textes, pour voir des exemples d'exercices, consulter des notes qui vous en diront plus sur notre pratique... cliquez sur les mots soulignés et suivis d'une flèche rouge.

 

 

Je suis né nu et sans croyances mais cela n'a pas duré longtemps. Comme l'avaient été mes ancêtres, j'ai été modelé, modélisé, anired06_next.gif normalisé pour répondre (comme on me l'a fait comprendre d'une façon ou d'une autre) aux supposées attentes de supposés dieux, idéaux, principes.

Après eux, j'ai été dépossédé de ce que je nomme le Soi, me retrouvant avec un Moi désemparé qui a cru s'en sortir en astiquant son nombril, oubliant qu'il faut tout autre chose pour éclairer sa lanterne. Et certainement pas ces formes de "développement personnel", ces sectes, ces prétendues églises qui,  nous faisant croire que nous faisons partie d'une élite, voire d'une nouvelle race supérieur élue de dieu (et surtout d'elles-mêmes) nous séparent du plus grand nombre, de nos proches et en rajoutent à la désunion en soi.

Seulement propriétaire de mes illusions et croyances, insatisfait, je suis autre que Moi, voyageur égaré parmi de nombreux autres égarés. Affublé d'un même masque social anired06_next.gif que celui qu'ils affichent -la persona- je le porte sans prendre garde et, jour après jour, il contribue à oblitérer mon vrai Moi, sain, humble, qui a "les deux pieds sur terre". Plein de soupe et d'espérance, j'écoute le chant des sirènes et ses promesses, y adhère et me fourvoie dans des "voies"... sans issue, totalement fermées (contrairement à celles léguées par mes pères qui n'étaient le plus souvent qu'étroites), et perverses. Et plus je me sens perdu, plus je m'accroche à des planches de salut illusoires et pourries qui m'entrâineront de plus en plus bas alors que je croirais m'élever de plus en plus haut. Ce n'est que la DEPRIME ; la DEPRESSION guette.
Je ne pourrai courir mon chemin que lorsque j'aurai retrouvé ce vrai Moi. Il me mènera alors à la réappropriation du Soi, demeure sans limite grande ouverte sur l'existant et sur les gens simples de la cité.

C'est dans cette optique que nous explorerons ce que peut être une démarche de "réappropriation de soi". Elle se fera à l'aide d'outils de maïeutique, de créativité ou d'autres faisant appel au simple bon sens, aux grandes traditions et à la pensée contemporaine dans ce qu'elle a d'éclairant.

hand01_up.gif  se reveiller se lever

reve

SE REVEILLER SE LEVER 

Moi, moi, moi... ce n'est pas ça, moi. ; je ne suis pas ça, pas vraiment, ou tout du moins pas seulement. D'ailleurs lorsque je rêve...anired06_next.gif
Lorsque je rêve c'est un autre moi-même qui vit. Celui auquel je ne donne au quotidien qu'une place infime. Quotidien que, pour me rassurer, j'appelle réalité.
Est-ce de mes rêves que je dois me réveiller ou de mon état de
veille anired06_next.gif du quoitidien ?... Dans cet état de veille, sur quoi veillè-je en fait, jour après jour ? Sur mes certitudes, sur mes croyances, mes opinions...? Et si demain j'en étais dessaisi, à quoi me servirait alors ce masque dont je me suis affublé afin de ne pas voir ce que j'ai fait de moi.
  
zenon parmenide elee
(voir Zénon - Parménide - Elée anired06_next.gif) 
Ce qu'est La Vérité, je n'en sais rien, mais j'essaie le plus possible d'être vrai. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement, mais je sais que lorsque je me sens vrai, ma relation aux autres et à ces parties de moi-même pas toujours bienveillantes, coule de source. Claire.
Etre vrai a certes un prix, mais ma tendance à dépenser plus que ce dont je dispose m'y fait trouver mon compte.
Je me vis comme étant vrai, avec toutefois les limites qu'un manque de courage a posées. Tout le monde n'est pas Zénon, et s'il me fallait choisir entre mon bien-être et la vérité, je ne sais si je suivrais sa trace.  Le bien-être est salutaire, pas la vérité. Même si, d'après certaines croyances, elle est censée nous conduire à un bien-être éternel. La notion de bien-être implique qu'il y ait un être, et il me semble bien difficile d'être si on n'existe plus. Être sans paraître ?  Mouais...

Une expérience surprenante m'a été donnée à vivre il y a quelques années, qui m'avait sorti de cette
léthargie anired06_next.gif dans laquelle on s'installe lorsque tout semble "rouler" plutôt bien.
Ma fille de vingt ans était morte depuis peu quand des phénomènes totalement étrangers à mes croyances et convictions avaient fait irruption dans ma vie, la bouleversant quelque peu, drôle de réveil !
Je n'entrerai pas dans les détails, mais en peu de temps j'avais été inondé de "messages" qu'un dénommé Elée m'adressait. Messages à portée philosophique, mathématique, politique, sociologique et d'autres mots en ique, dont la quantité et la fréquence avaient bien failli me submerger.
Ancré sur terre, n'ayant pas les deux pieds dans le même sabot mais plutôt ouvert à ce qui m'arrive, j'avais écouté cet Elée et retransmis ses "paroles" à ma compagne qui jouait le scribe en remplissant cahier sur cahier.
Pour la plupart, les textes se voulaient enseignements.
Parfois j'avais l'impression de mettre mon grain de sel dans la prose éléenne, mais le plus souvent, "ça" ne venait pas de moi. Pas de ma personne, pas de celle que je connaissais et qui n'y connaissait rien à rien à cette école d'Elée qui s'exprimait par ma bouche, et dont je n'avais jamais entendu parler.
Mais comme j'en entendais parler, là, avec un
verbe qui coulait à flots, anired06_next.gif je m'étais rendu dans une librairie philosophique où on m'avait présenté six bouquins traitant des éléates.
Non seulement j'y avais retrouvé l'essence même des enseignements de "mon" Elée, mais j'y avais lu des textes, parents proches de ceux qui m'avaient été "chuchotés". Preuve, s'il en fallait, qu'on peut connaître quelque chose sans l'avoir appris, ou savoir sans savoir qu'on sait.

Bien sûr je me suis interrogé et me suis souvent et longuement gratté la tête. Mes questionnements m'ont amené à faire une balade du côté des
annales akachiques, anired06_next.gif un petit tour en direction de la physique quantique anired06_next.gif qui "me parle" mais que je ne fais qu'appréhender  anired06_next.gif grâce à ce que je nomme mon "centre sans limite". Ce lieu immense et sans dimension qui me fait parfois accéder à des connaissances dont je n'ai pas le savoir. Etais-je simplement réellement fou, ce qui expliquerait que je ne me sois pas retrouvé en hôpital psychiatrique ? Toujours est-il que ces expériences dissipaient la déprime.
(voir merveilleux)
Cela ne venait pas de moi, pas de ce moi que je pensais être vrai, mais plus sûrement de cet autre qui venait de se réveiller, le vrai Moi qui me faisait entrevoir ce que pouvait être le Soi.
Je n'ai toujours pas de réponse aujourd'hui où, plutôt que d'en attendre une, qui un jour s'évérerait inévitablement n'avoir été qu'une croyance, je préfère m'extasier sur le merveilleux et en savourer les fruits.

Que me reste-t-il aujourd'hui de ce que j'avais alors vécu et qui m'avait réveillé sans égards ? Surtout le sentiment "lumineux" d'être "
relié" anired06_next.gif à... je ne sais quoi. Sentiment renforcé par le fait que le hasard (non pas, mais un phénomène de synchronicité  anired06_next.gif) 1. m'a vu installer mon premier lieu d'accueil à Grenoble dans l'immeuble où Saint Jean Baptiste de la Salle  anired06_next.gif avait créé une école pour les pauvres. 2. C'est le même "hasard" qui, un peu plus tard m'avait fait me retrouver à l'abbaye de Parménie  anired06_next.gif (quand même !) lieu d'accueil tenu par les Lassaliens, groupe qui continue l'oeuvre de Jean-Baptiste de la Salle (re quand même !). A côté de cela, le reste, comme l'idée que, quoi que je fasse ou pense, je le fais ou pense sous l'influence de croyances que mes doutes et scepticisme ont bien du mal à m'éviter... le reste, disais-je, manque trop souvent de saveur.

Ah, cette notion du vrai ! Ce que je perçois comme étant "vrai" pour moi n'est issu que de ma seule réalité et n'a sans doute rien à voir avec le réel, ni avec la réalité de l'autre. Du réel je ne sais rien.

fin de l'article "SE REVEILLER, SE LEVER"

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  revelation

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S'ERIGER, SE REVELER

A l'instant de l'éveil, "c'est pas l'tout, faut s'lever" : une plus ou moins dure journée vous attend, m'attend, nous attend. Sauf si on sait que quelque chose de festif, chaleureux, joyeux anired06_next.gif ou tout simplement sympa nous attend, ce qui est loin d'être le quotidien de chacun.

Les chats s'étirent, les chiens jappent ou gueulent s'ils sont mal virés.
Nous nous mettons debout -pour certains, façon de parler- puis, les brumes du sommeil estompées, et parce qu'il faut bien "y aller", nous vaquons plus ou moins vaguement à nos occupations et aussi et surtout à nos préoccupations. Ce sont d'abord les tâches domestiques, ce qui est normal pour les animaux domestiques, voire
esclaves, anired06_next.gif que nous sommes, puis les tâches plus... nobles (?) ou que nous croyons telles oubliant que nous sommes, là aussi, domestiqués. Pas par ceux que nous croisons chemin faisant, et qui portent ce même fameux masque social, mais par les formatages inadaptés auxquels bien peu échappent. Pour s'en persuader, il suffit de nous dévisager, autre façon de poser le masque, ou mieux, de nous "envisager" autres en nous mettant un masque anired06_next.gif à notre mesure... Un masque sorti de nos mains et dont nous nous couvrons, mais surtout pas un masque de zombie, cher et aliénant, que des assoiffés de pouvoir nous colleraient pour nous asservir plus que nous ne l'étions.

Nous croyons vivre alors que nous vivotons ; nous faisons de l'
accumulation de biens anired06_next.gif ou de nos largesses notre plus grande source de bonheur (illusoire, bien entendu) ; nous acceptons l'inacceptable ; nous nous agitons dans une pièce dont nous n'avons pas écrit le texte, jouons un rôle qui nous a été dévolu et finissons par n'être qu'une parodie de nous-mêmes. A force de retenir, de nous retenir et de faire des courbettes, nous devenons de tristes sires. Sans plus de pensée propre si notre mal de vivre nous a conduit entre les pattes visqueuses d'un sauveteur aimant (moyennant allégeance et finances), guru avide de sucer ses proies, Maître en machin-ogie (Ô mon bon maître !), Grand prêtre, Ma-quelque-chose, Sri-bidule, Dom-bastringue, voire certains Rimpoché-dutruc...

Jusqu'au jour où, ne supportant plus ce que nous sommes devenus, nous commençons par rechigner à faire ce qui ne nous convient pas, à ruer dans les brancards, à redresser la tête puis à s'
ériger en faux contre ce que nous avions cru être vrai, aveuglés et assourdis que nous étions par nos masques inadaptés qui cachaient notre vrai moi. Cessant de nous raconter des histoires , nous nous révélons à nous-mêmes et par nous-mêmes.

fin de l'article S'ERIGER, SE REVELER"

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 recreation

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 SE RECREER, SE RELEVER

Je suis debout, peut-être chancelant, mais debout. Etre enfermé dans un rôle qu'on n'a pas toujours choisi et faire plus ou moins de courbettes, ça donne des courbatures.
Se délier le corps, se délier l'esprit, briser les chaînes, se libérer..
Rester en veille car grand est le risque d'être remis dans le "droit chemin" par les tout puissants et pervers "C'est pour ton bien".
Remettre en question croyances, opinions, idées reçues ou pire, les rejeter, n'est jamais pardonné par ceux à qui ces croyances profitaient. "Trahison !"
anired06_next.gif hurlent-ils.
(voir La mauvaise réputation)

Nous finissons par nous accorder le droit d'être nous, libérés de l'emprise de ces blablas que nous croyions rubis sur l'ongle et qu'une connexion neuronale anired06_next.gif salvatrice nous a fait renifler comme étant bidons et sans autre fondement que l'intérêt qu'ils présentaient pour ceux qui, de leur trône, les prônaient. Hasard ou synchronicité (et à ce stade on s'en bat l'oeil) notre oeil avait un jour eu la bonne idée de s'arrêter sur deux petites phrases du copain Valéry, Paul de son prénom, ce qui avait donné le hoquet à notre faux-moi stupide et "faux-derche".
(voir Valéry)

C'est ici la phase "prise de conscience", aussi nommée par le délicat chenapan que je suis, et toujours prêt à mettre un terme aux discussions fermées anired06_next.gif et interminables : "Ta raison est bien bonne, mais mon cul l'empoisonne". A servir sans parcimonie à qui de droit, y compris divin.
Trop facile, quoique efficace. Aussi, passer à autre chose.
Choisir sa scène, écrire sa pièce, concocter sa mise en scène, jouer le rôle qui convient, créer les décors, répéter, puis en route pour la première où on s'amusera, car jouer c'est s'amuser.

Applaudissements chaleureux, révérence aimable et simple... c'en est fini des courbettes.
Se relever et découvrir comme un état de grâce.

fin de l'article SE RECREER, SE RELEVER"

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 4unir

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S'UNIR, S'ELEVER, S'EVEILLER

Je n'en reviens pas. Parmi les spectateurs, j'ai aperçu ma famille, au grand complet, et mes copains. Il faut dire qu'on s'était perdu de vue ces temps-ci. Les gens simples ne savent pas toujours bien aimer, mais ils aiment, à leur façon...

Ces applaudissements sont des remerciements, et qu'ils soient un éloge n'enlève rien ni ne rajoute, le Moi vrai étant (un tout petit peu) au-dessus des démonstrations élogieuses. L'estime (opinion favorable) de soi ne va pas nécessairement à l'encontre de l'estime (estimation d'une valeur) de Soi.

Comme un seul homme les spectateurs ont applaudi, parachevant leur unité. Cette unité est venue à la rencontre de celle que nous avons pu
créer sur scène anired06_next.gif, chacun ayant précédemment retrouvé son Moi, le vrai, sain et humble anired06_next.gif. L'unité sur scène, c'est l'ego au vestiaire, et rien n'empêchera de le récupérer si la nudité nous gêne, peut-être parce que la confiance en soi est en berne.
(voir Les sabots d'Hélène, Brassens)
Instant de grâce où tous les "Je" ont rejoint
au vestiaire les nippes du faux moi anired06_next.gif et les "Moi Je" les ordures ménagères. Si on veut mettre un peu de transcendance dans l'ordinaire et découvrir les vertus des mauvaises herbes anired06_next.gif, c'est le moment.
(voir mauvaise herbe)

La fenêtre s'est grande ouverte. Restera à s'envoler pour pouvoir sélever. Bien sûr, il faudra battre des ailes.
Vue de l'immensité, la Terre a beau paraître plus petite, elle est sans doute la même, et de ce qu'elle est comme de ce que nous sommes, pas sûr que nous en sachions davantage. Mais là n'est pas le propos...
L'éveil alors ?

fin de l'article "S'UNIR, S'ELEVER, S'EVEILLER

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L'univers créatif de Pierre CJ Vaissière® 1996-2010 - Derniere mise a jour : 20/11/2015
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